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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 15:18
Une nouvelle bêta permanente a fait son apparition dans le monde féérique du 2.0. J'ai nommé Knol, le projet d'encyclopédie de Google. Un but évident : chasser sur les terres de Wikipedia, comme Larousse il y a quelques mois. Pour l'heure, les premiers commentaires posent une question de taille : Knol sera-t-il complémentaire ou concurrent de Wikipedia ? Posons celle-ci également : Knol a-t-il la légitimité de Larousse pour partir à l'assaut de la forteresse Wikipedia ?


Premier point : un brin de pseudo-étymologie du web. Wikipedia contient pedia. Le but est d'enseigner, de partager, n'est-ce pas ? Même si Wikipedia s'est imposée pour son encyclopédie gratuite, participative et exhaustive, la société de gestion Wikimedia tente par tous les moyens de se diversifier dans l'apprentissage. Wikiversity, wikibooks, wikispecies, et j'en passe.

Seulement, voilà. Wikipedia serait "nulle". Archi-nulle. Sauf sur certains sujets, comme l'informatique, l'électronique, ou les sujets scientifiques en général. Pour ses détracteurs en tous cas. L'encyclopédie libre vit donc des crises de légitimité régulières, et tente de cacher ses complexes en faisant du bruit. C'est le cas de l'affaire Encyclopedia Britannica, l'an dernier. Wikipedia a ouvert une page destinée à dénicher les fautes de sa prestigieuse rivale. Peu gracieux, et même un tantinet de mauvaise foi : copyright oblige, les pages étaient pour la plupart tirées d'une édition copiée-collée de 1911. Aïe.


Même topo il y a cinq jours : Wikipedia annonce avec fracas l'impression prochaine d'une version papier de l'encyclopédie. Payante, forcément, avec rétribution de 90.000 contributeurs. Oui, mais alors ? Quelle est la force de cette édition, puisqu'il ne peut y avoir les discussions, permettant de corriger les erreurs montrées du doigt par ses rivales ? Wikipedia n'en démord pas, au risque de s'y casser l'index.
Re-aïe.

Même l'aide inespérée de la revue
Nature en décembre 2005 n'y a pas suffi. Le magazine estimait fiable l'encyclopédie, après avoir comparé 42 de ses articles à l'Encyclopédie Britannica. "Pas représentative", selon Béatrice Roman-Amat, une élève de Sciences-Pô Paris auteure avec quatre de ses camarades d'une enquête de 67 pages intitulée La Révolution Wikipedia, les encyclopédies vont-elles mourir ? Et pour cause, Nature a comparé des articles scientifiques, les meilleurs de l'encyclopédie libre. Les élèves de Sciences-Pô, sous la direction de Pierre Assouline, avaient réussi à faire tenir sur Wikipedia la phrase "En 2001, Pierre Assouline a remporté le championnat de France du jeu de paume." pendant plusieurs jours.

Et Knol, dans tout ça ?

Justement, avec Knol, Google veut avoir une démarche opposée. Libre d'accès, certes, Knol donne la parole à des experts dans leur domaine, mis en avant en Une. Laquelle Une a remporté notre prix de la pire homepage du jour, soi-dit en passant. Un peu tôt pour savoir ce que cela donne, puisque le lancement date d'hier, en anglais uniquement, et que le site contient surtout des articles sur la santé. Peu passionnant pour le grand public, sauf à vouloir en savoir plus sur la conjonctivite ou les dangers liés à l'élongation du pénis.

Mais ça viendra, assure Google, et on verra ce qu'on verra. Voire. Wikipedia ne s'est pas faite en un jour, et, au moins, elle a une légitimité par sa popularité (c'est une source de plus en plus répandue chez les étudiants et lycéens). C'est que le système gratuit ne fait pas tout. La preuve : malgré son expertise dans le domaine, Larousse peine à faire percer son encyclopédie gratuite en ligne. La force de Wikipedia, outre les contributions libres, répandues depuis sur tout le 2.0, c'est son idéologie. Wikipedia est libre, et entend le rester.


Google, elle... est une entreprise mondiale qui mise sur l'hyper-rentabilité de ses idées. Et des idées, elle en a. Des coups de génie parfois, de l'argent pour racheter les autres bonnes idées (Youtube, Picasa, Blogger, Orkut...) le reste du temps. Mais Google, c'est aussi une politique publicitaire surpuissante, qui risque de ne pas plaire à tout le monde. Alors, même si aucun bandeau ne vient ternir Knol pour l'instant, l'image de Google risque de faire baver l'encre de son encyclopédie un bon bout de temps. D'ailleurs, la société a déjà annoncé la possibilité pour les experts mis en avant d'avoir une maîtrise totale de leurs publication, leur propre page et... leurs bandeaux de pub personnels. A voir dans quelques mois.


[
Source]
Par toyn - Publié dans : Réseaux
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 11:25
La masse de 70 galaxies a pu être mesurée par une équipe international d'astronomes dirigée par le Dr Adam S. Bolton, de l'université de Hawaii (Etats-Unis).

L'équipe d'astronome a utilisé la théorie des mirages gravitationnels pour réaliser ses mesures.

En 1937, l'astronome américano-suisse Fritz Zwicky prédit grâce à la théorie de la relativité d'Einstein que les galaxies pouvaient modifier la lumière des sources qu'elles occultaient par effet gravitationnel.

En clair ? Si une galaxie, un quasar, un trou noir, etc, se trouve entre nous en une autre source de lumière (une galaxie, par exemple), il peut en modifier la lumière. C'est l'équivalent du mirage terrestre sur plusieurs années lumières. Les rayons lumineux en provenance de la source vont être déviés vers le bas et vers le haut, entourant l'importun gêneur d'un anneau. Et cet anneau, c'est l'anneau d'Einstein.

Ok, mais quel rapport avec la masse des galaxies, me direz-vous ? J'y viens.

L'équipe d'astronomes du Dr Adam S. Bolton a mis en rapport la quantité de lumière (sa masse) et l'éclat (sa luminosité) des galaxies. Elle a utilisé les ressources du satellite d'exploration Hubble pour mesurer les tailles apparentes des anneaux d'Einstein formés par la lumière de 70 galaxies. Elle a également mesuré la distance qui séparait les galaxies, grâce à un télescope de 2,5 mètres situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) et dédié aux recherches du Slacs (Sloan lens advanced camera for surveys).

En combinant les deux mesures, les astronomes ont pu calculer la masse de la galaxie la plus proche. Ils ont également mis en évidence la présence de la matière foncée en plus des étoiles visibles dans les galaxies.

La collection de galaxies du Slacs représente une base scientifique importante, car si beaucoup de galaxies lentilles avaient été découvertes jusque là, leur grande variété ne permettait pas de valider scientifiquement leur intérêt.

[Source]
Par toyn - Publié dans : Physique
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 11:21
Bienvenue sur Sci Clouds, le nouveau blog à l'intersection des sciences, des nouvelles technologies et des médias.

Pourquoi Sci Clouds ? Sci comme science, bien sûr, mais clouds ?

Beaucoup de nous ont vécu les sciences comme un apprentissage rébarbatif, dispensé par des professeurs qui faisaient de leur mieux, sans doute, mais inintéressants souvent. "Je suis littéraire." Combien de fois avez-vous entendu cette affirmation, ou son pendant négatif "Je ne suis pas scientifique." dans les couloirs d'un lycée, chez vous, ou chez des amis?

Littéraire... Quoi de plus littéraire qu'un philosophe? Et quoi de plus proche de la philosophie que les mathématiques? Qui a inventé les premières lois physiques? Des philosophes...

Sciences et philosophie ont une même source, une même origine. L'explication du monde comme but, des méthodes différentes, certes, mais toutes basées sur les deux clés du savoir: théorie et expérimentation.

Alors pourquoi clouds ? C'est comme un phénomène naturel, en fait. Les nuages sont là. On n'y peut rien (pour le moment), bien qu'on y soit parfois pour quelque chose. On les subit, comme je subissais certains cours de mathématiques en terminale S. Ou on les accepte pour ce qu'ils peuvent nous amener, et on apprend à les apprécier.

Ce blog vous propose donc un voyage. Un voyage spatio-temporel, où vos sensations et informations seront biaisées par le passage dans mon canal de retransmission. Un voyage à travers les sciences, les nouvelles technologies, Internet, les médias...
Par toyn - Publié dans : Blabla
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Taxonomie

  • toyn
  • Sci Clouds
  • Type: homo sapiens sapiens... Sexuation: XY... Datation carbone14: vers 1984... Fonction sociale: journaliste... Espèce: mammifère terrestre... Mutation probable: greffe d'un ordinateur au bout des membres supérieurs

La pire homepage du jour

Jeu. 24 juillet : Knol
Mer. 23 juillet : Cydral
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